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Notre énigmatique Marianne : 1889
Un fier regard .

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La mairie de Hirsingue :
construite en 1844, d'après les plans de 1841 de l' architecte Sassary, de Thann
sous le mandat du maire Thiébaut Schott, abrite une énigmatique Marianne.

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1889 : Date de naissance de notre Marianne
Signature du modeleur.
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Marianne coiffée du bonnet phrygien.
Elle porte la cocarde :
le symbole de la révolution (après la prise de la Bastille)
et plus tard de la première république.

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Marianne a veillé sur les décisions des successifs conseils municipaux. : 2005




Notre énigmatique Marianne : 1889.

La construction de notre mairie est achevée en 1844 d' après les plans de l' architecte Sassary originaire de Thann (1841).
L'inauguration a lieu sous le mandat du maire Aloyse Schreyer.
Thiébaut Schott, le maire promoteur de la constructeur, décède en 1843.

Elle abrite une énigmatique Marianne.

Elle est née en 1889 entre les mains de M. Jean-Antoine Injalbert .
Sa jeunesse s'est passée en France.

Depuis 1919, retour à la France, mère patrie, elle veille sur les décisions des successifs conseils municipaux.
De louables citoyens Hirsinguois l'ont préservé de certains ennuis entre 1939 et 1944.

En 2005, trop vieille ! , mais sans rides, ni autres signes de vieillesse, chargée d'histoire, elle est remplacée par une plate petite soeur.
Mais son fier regard et sa prestance restent intacts :
elle perpétue la mémoire, la droiture et la confiance.


Histoire de Marianne

L'image de la Marianne et son bonnet phrygien trouvent leur origine dans l'Antiquité.
Le bonnet phrygien est porté par les esclaves affranchis de l'empire Romain.
Ils deviennent citoyen de l'empire.


Décret de 1792.

A partir de 1789, des personnages féminins sont représentés par l'intermédiaire de tableaux ou de sculptures, ils portent les valeurs de la liberté et de la révolution.
C'est l'opposé de la masculine royauté.

Ces personnages sont parfois accompagnés de pique ornée du bonnet phrygien.
Les femmes de la liberté peuvent être drapées d'une longue robe tunique, elles sont solennelles et/ou conquérantes.

Un décret de 1792 dispose que
"le sceau de l'état sera changé et portera pour type la France sous les traits d'une femme vêtue à l'Antique, debout, tenant de la main droite une pique surmontée du bonnet phrygien, ou bonnet de la liberté, la gauche appuyée sur un faisceau d'armes, à ses pieds un gouvernail".
On remarque également à ses pieds les tables de la loi et la Déclaration des Droits de l'Homme présentées au monde.

Origine du choix du prénom

L'origine du choix du prénom Marianne est incertaine.
Ce prénom, très répandu au XVIIIème siècle sous la forme Marie-Anne, était porté par les femmes du peuple.
C’est pourquoi il aurait été choisi par les révolutionnaires, mais aussi par les contre-révolutionnaires qui appelaient ainsi la République par dérision.

Pourquoi le nom de Marianne ?

Première source :
L'authentification de la signification de ce prénom est récente ...
Elle a été établie par des historiens lors du congrès de Puylaurens, dans le Tarn, en 1989 qui indique le berceau occitan pour ce symbole de la République.
On attribue le nom à Guillaume Lavabre de Puylaurens, qui écrivit la chanson révolutionnaire à l'avènement de la République, la "Garisou de Mariano" (la guérison de Marianne) en référence aux filles du peuple qui portaient généralement ce nom en tant que servantes chez les nobles.


Deuxième source :
Marianne :
le prénom d'une belle Alsacienne pour nommer la plus célèbre allégorie de la République.

En 1797, ayant réprimé le coup d'État du 18 fructidor, le Directoire voulut trouver un nom plaisant pour baptiser Madame la République.
Lors d'une réception chez Mme Reubell née Marie-Anne Mouhat (1759-1813) épouse du Colmarien Jean-François Reubell, le chef occulte du Directoire, Barras, s'enquiert de son prénom.

"Parfait", dit-il, "il est simple, il est bref et sied à la République, autant qu'il sied à vous-même".
Dans sa correspondance secrète avec les généraux hostiles à son ennemi Carnot, il désigna toujours son groupe sous le nom conventionnel de Marie-Anne.

IIIème République

En 1848, le ministère de l'Intérieur lança un concours et deux Marianne furent retenues : une sage et grave, une combative et victorieuse. Sous la IIIème République, on retrouve Marianne sous la forme de statue ou de buste, particulièrement dans les mairies, représentation directe de la République.
Deux modèles s'affrontent, la statue à épis et la statue à bonnet phrygien.
La première représente une République modérée, la seconde une République révolutionnaire, le peuple républicain la nomme Marianne.

En 1852, Napoléon III le nouvel empereur, fait remplacer sur les pièces de monnaie et sur les timbres-poste la figure de Marianne par sa propre effigie.
La commune de 1870 développe le culte de la combattante révolutionnaire au buste dénudé qui porte le bonnet phrygien rouge des sans-culotte, mais elle n'est pas nommée Marianne.
Elles commencent à apparaître dans les mairies après 1877, remplaçant les bustes de Napoléon III.
Aujourdhui

Marianne a survécu aux 5 Républiques et son buste orne toutes les mairies de France.


Pour en savoir plus :
Le site consacré à MARIANNE
Jean-Antoine Injalbert, par Wikipedia

>>> Sommaire des pages d'histoire de Hirsingue.


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